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Refuge du Clot des Vaches

  • AUTOUR DU REFUGE

  • Sentier pédagogique d’accès au refuge

    Le sentier d'été comporte 13 panneaux d’information permettant aux randonneurs de découvrir les richesses locales sur la faune et la flore, le pastoralisme, la géologie et l'ancienne mine du Chardonnet ou encore sur le patrimoine communal.

    Pour accompagner petits et grands dans cette aventure pédagogique et ludique, vous retrouverez Zian, un guide de haute-montagne. Il testera votre culture montagnarde avec des quizz et des jeux dont vous trouverez les réponses au refuge !

    Ce sentier pédagogique vous est proposé par la commune de Monêtier-les-Bains en partenariat avec le Parc National des Écrins.

    Voir les panneaux soon available
  • Faune et flore locales

    Rubrique proposée par le Parc National des Écrins

  • Le bouquetin

    Capra ibex

    Le massif des Cerces abrite une population de bouquetins dont l’effectif est évalué à 400 individus. Après avoir frôlé l’extinction sur le territoire national, elle est la première population à avoir fait l’objet d’une réintroduction, dans les années 1959-1960, à partir de seulement 6 individus en provenance de Suisse. Le bouquetin est une espèce protégée en France.


    Après les naissances en juin, les femelles (étagnes) et les jeunes (cabris) se regroupent en chevrées dans les vires des falaises, afin de
    se soustraire aux risques de dérangement et de prédation. Au mois de décembre commence le rut, au cours duquel les mâles (boucs) dont le poids avoisine 80kg, s’affrontent dans un concert de cornes.


    Cette population reste toutefois fragile, notamment en raison de sa faible variabilité génétique. C’est la raison pour laquelle le Parc National des Écrins étudie le bouquetin des Cerces depuis de nombreuses années, en estimant l’évolution annuelle des effectifs de population, les taux de reproduction, et en réalisant une surveillance sanitaire de la population. Ces études nécessitent le marquage de quelques individus (boucles auriculaires et/ou colliers colorés), que vous pourrez rencontrer sur le massif.

    Le parc recueille avec intérêt toute photographie de bouquetin marqué, ainsi que tout signalement de cadavre, accompagnés de leur date et localisation exactes (coordonnées GPS ou fond cartographique).

    Vous pouvez adresser ces informations à l’adresse suivante : secteur.briancon@ecrins-parcnational.fr

    Le chamois

    Rupicapra rupicapra

    Le chamois est une espèce emblématique des Alpes. On estime sa population à environ 100 000 individus en France. L’isard (Rupicapra pyrenaica) est une espèce proche qui vit dans les Pyrénées.


    En été, on peut observer sur les pentes herbeuses et les crêtes rocheuses, des groupes constitués essentiellement de femelles (chèvres) et de leurs jeunes de l’année (chevreaux). Ces nurseries augmentent les chances de survie de chacun, en facilitant l’alimentation et la vigilance. À l’automne, les chamois perdent leur pelage brun clair, pour revêtir une robe beaucoup plus foncée. Puis vient dès novembre la période du rut, au cours de laquelle peuvent être observées d’époustouflantes poursuites entre mâles.


    L’observation minutieuse des cornes permet de différencier mâles et femelles, ainsi que les classes d’âges des animaux. Si certains individus peuvent atteindre l’âge de 15 ans ou plus, environ 40% des jeunes ne survivent pas à leur première année. La population présente sur la commune du Monêtier accuse une diminution de ses effectifs depuis plus de 10 ans, dont les causes sont multiples.


    Leur pelage mimétique et protecteur, leurs sabots très adhérents, ainsi que des poumons et un cœur très performants, font du chamois une espèce particulièrement bien adaptée à la vie en montagne.

    Le gypaète barbu

    Gypaetus barbatus

    Le gypaète barbu est une des 4 espèces de vautours présentes en France (vautour fauve, vautour moine et percnoptère d’Égypte). Son envergure impressionnante peut atteindre 2,80m. Il se distingue aussi par ses ailes larges et pointues, sa queue cunéiforme (en coin), et les adultes présentent une couleur ventrale orangée, issue de bains de boues ferrugineuses. Le terme « barbu » se réfère à une touffe de plumes présente sous son bec, à l’aspect de barbe. L’oiseau atteint le stade adulte à l’âge de 7 ans, et peut vivre jusqu’à 40 ans.


    C’est un animal nécrophage, qui se nourrit essentiellement des os de cadavres d’animaux trouvés en montagne. En vol, il n’hésite pas à lâcher un os imposant pour le briser sur des rochers, ce qui lui vaut son surnom de « casseur d’os ». Son régime alimentaire remplit une fonction écologique capitale, il permet le maintien de l’équilibre sanitaire des écosystèmes.


    Après avoir quasiment disparu des Alpes au début du XXème siècle, un programme de réintroduction transnational initié depuis bientôt 40 ans, a permis de restaurer en partie la population alpine : les récents comptages font état de 300 à 400 individus présents, dont une centaine de couples reproducteurs.


    Dans le massif des Écrins, 4 couples (ou trio) reproducteurs se sont récemment installés, dont 2 sur la proche commune de La Grave (trio de Malaval et couple du Grand Clot). Cette reproduction est atypique puisqu’elle a lieu en partie en période hivernale : ponte en janvier, éclosion en mars, et envol du jeune en juillet.


    Dans le ciel du massif des Cerces, il est possible d’apercevoir les oiseaux installés sur la commune de La Grave, le couple issu de la commune de Valloire, ainsi que 2 à 3 nouveaux oiseaux éventuellement en cours d’installation, à suivre…

    Le chocard à bec jaune

    Pyrrhocorax graculus

    Le chocard à bec jaune appartient à la famille des Corvidae. Il possède un plumage entièrement noir, un bec jaune, et des pattes rouges. Il peut être confondu avec le crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax), qui présente également un plumage noir, mais un bec rouge et courbé, et qui vit aussi en milieu montagnard. Il est surnommé à tort « Choucas ». Le choucas des tours (Coloeusmonedula) étant une espèce qui vit exclusivement dans des habitats urbains et ruraux.


    Il s’observe fréquemment dans le ciel du massif des Cerces, souvent en vol de quelques individus à plusieurs centaines d’individus en hiver. C’est un oiseau omnivore et opportuniste qui, comme son proche cousin le crave à bec rouge, se nourrit d’insectes, de baies, de graines et même de carcasses en période hivernale.


    Il peut être observé jusqu’à 4000m d’altitude, dans un vol acrobatique ou flottant, émettant des cris tapageurs. Fidèle à son partenaire ainsi qu’à son site de reproduction, les œufs sont pondus dans une anfractuosité de falaise. Les oiseaux s’approchent fréquemment des sites touristiques pour quémander un reste de pique-nique : ne les nourrissez surtout pas, préservez leur santé !

  • Le trèfle d'eau

    Menyanthes trifoliata

    Le trèfle d’eau est une plante semi-aquatique de 15 à 30 cm de hauteur, qui peut être observée en juin et juillet dans la mare qui borde le refuge. Il doit son nom à ses feuilles émergées à 3 folioles, qui rappellent les feuilles du trèfle. Ses fleurs en grappes sont blanches ou rosées, et présentent 5 pétales couverts de longs poils.


    De répartition inégale en France, absente de la région méditerranéenne, elle peut s’élever jusqu’à 2400 m d’altitude. À près de 2250m, la mare du Clot des Vaches accueille une belle population dans la fourchette haute de sa répartition altitudinale.

    C’est une plante appétente pour les troupeaux, qui est aussi cultivée comme plante ornementale pour décorer les pièces d’eau peu profondes. Elle a parfois été utilisée pour remplacer le houblon dans la fabrication de la bière.

    La linaigrette à feuilles larges

    Eriophorum latifolium

    La linaigrette à feuilles larges est une plante dressée de 30 à 60 cm de hauteur, que vous pouvez observer en juillet et août au bord de la mare près du refuge.

    Elle est reconnaissable à ses longues feuilles planes, mais surtout à ses fruits qui ornent les milieux humides de leurs aigrettes blanches et soyeuses. Ce sont elles qui ont inspiré le nom scientifique du genre « Eriophorum », « erion » et « phero » signifiant respectivement « laine » et « porter ».

    Cette laine, qui est en fait des poils qui entourent les fruits, a été autrefois utilisée en mélange avec du coton pour fabriquer des mèches à brûler.

    L'Androsace hélvétique

    Androsace helvetica

    L’androsace helvétique est une plante en coussinets de 2 à 5 cm, qui fleurit en juillet et août sur les parois rocheuses à proximité du refuge (Arêtes de la Bruyère, Roche Colombe). Ses petites feuilles serrées, très poilues, donnent un aspect vert grisâtre et très compact à l’ensemble.

    Ses fleurs sont blanches, à gorge jaune, et se montrent sur les rochers sédimentaires des Alpes et des Pyrénées, de 2000 à 3500 m
    d’altitude.


    Ce port en coussinets, commun aux plantes des milieux extrêmes, permet à l’androsace de stocker l’eau, de se protéger du froid, et donc de se maintenir dans les milieux extrêmes qu’elle affectionne.


    Comme toutes les androsaces en coussin, l’androsace helvétique bénéficie d’une protection nationale : sa cueillette est interdite.

    Le trèfle alpin

    Trifolium alpinium

    Le trèfle alpin est une plante répandue dans les pelouses alpines et subalpines, de 1400 à 2800m d’altitude, notamment autour du refuge.

    On la reconnaît facilement à ses grandes fleurs roses, sa tige courte, et ses feuilles composées de 3 folioles longues et étroites, qui lui ont donné son surnom de « pied de poule ».


    Le trèfle alpin est une des meilleures plantes fourragères des alpages, dont la richesse nutritionnelle profite aussi bien à la faune
    sauvage qu’aux troupeaux en estive. Ses tiges souterraines ont été utilisées en remplacement de la réglisse officinale pour ses effets thérapeutiques analogues (anti-inflammatoire et expectorant), d’où son surnom de « réglisse des Alpes ».

  • MINE DE GRAPHITE DU CHARDONNET

    À plus de 2 600 m d’altitude, sur les pentes rudes dominant Monêtier-les-Bains, la mine du Chardonnet vit au début du XXᵉ siècle une poignée d’hommes braver neige, vent et pierriers pour extraire un graphite d’une qualité rare, précieux aux fonderies et aux usines d’armement de l’époque. Le minerai extrait était acheminé vers une usine située à Briançon, où il était transformé pour divers usages industriels.

    En 1907, un téléphérique à câbles et quelques baraquements pour les employés facilitèrent l’acheminement vers la vallée. Pendant la Grande Guerre, l’activité battit son plein dans des galeries étroites éclairées à la lampe à huile (entre 50 cm et 3m sur 350 m de long).

    Après 1930, le silence reprit ses droits : machines figées, rails rouillés, traces effacées par les vents.


    Au pied du refuge, une croix est dressée en hommage aux 5 personnes victimes d’une avalanche qui emporta en février 1882 plusieurs mineurs, mémoire d’un métier déjà rude dans un environnement implacable. Non loin de là, le lac de la Mine, posé sur le versant du Chardonnet, conserve le reflet silencieux de cette histoire.

    Aujourd’hui, fondations de stations de câble, murs de pierre et entrée de galerie témoignent encore de ce passé, où l’effort humain se mêlait à la grandeur sauvage des cimes.


    Mine de graphite du Chardonnet, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Hautes-Alpes, Le Monêtier-les-BainsAncel Bruno ; Marciano FlorenceDate d'enquête: 1998 ; Dernière mise à jour en 2021(c) Région Provence-Alpes-Côte d'Azur - Inventaire général

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Estelle JEMY & Dimitri BOUTHENET

© 2025 Refuge du Clot des Vaches

Crédits photo : Mairie de Monêtier, Jacques RATTI, Parc National des Écrins, Gontran ISNARD

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